ABOUT Zar / contact

Born in 1962
I work in Bordeaux (France)
Contact : zarplanet@orange.frzar signature

A n d re s A lv a re z
Né en 1962
Expositions personnelles
2008 eponyme galerie Give me one dollar for a dream (group show) Bordeaux
2006 eponyme galerie, ‘La vie est un voyage en parachute’ – Bordeaux
2006 eponyme galerie, ‘Omnia Vincet Amor’ – Bordeaux
2004 Garage Moderne, avec Patrick Deletrez ‘La route des illusions ‘,
avec la participation de Bernard Lubat, Luc Magnant, György Kurtag – Bordeaux
2003 Total heaven, ‘Pièges à avion – Bordeaux
Commandes
Diamants brut du Japon. 9 films moyens metrages pour la collection de l’Art Brut de Lausanne
Mouloud & the sonic destructions « in the underground » Video Clip ( Platinum Records)
Cafe Flesh « a pig on the dancefloor » Pochette de disque (Amphetamine Reptil Records)
Luis Francesco Arena «  in the vineyards » video clip ( fiat lux records)
Noir Désir, ‘Face B’… film documentaire de 40’
Noir Désir, ‘Instants donnés’…court métrage
Noir Désir ‘Il est des jours, il est des lunes’… 2×4′ courts métrages
Richard Greaves l’anarchitecte… 52’ film documentaire sur l’artiste Richard Greaves, pour
le musée d’Art Brut de Lausanne
Le quartier éphémère de Montreal, the Andrew Edlin Gallery in New York, the Pulperie in
Chicoutimi
Collection de l’Art Brut de Lausanne. ‘Le pape des coquillages’. Sur l’artiste brut Paul
Amard 52′ documentaire
Collection l’Art Brut de Lausanne ‘Les cocons magiques’ 52′ sur l’artiste trisomique Judith
Scott . Film diffusé à New york (American Folk Art Museum’s), à San Francisco
(Exploratorium)…
François Burland : Film de 52′ sur l’artiste. Film diffusé aux musées de Lausanne et
d’Helsinki
Le jardin de pierre de Nek Chand…52′ documentaire pour la télévision suisse. Diffusé
pendant la grande exposition Nek Chand à Lausanne

Mes oeuvres sont légères…légères comme des météorites… Joyeuses, désespérées, douces, violentes, calmes, nuancées comme des pensées isolées, absurdes comme un mouvement d’orteil. Elles évoquent de manière oblique le désordre foudroyant que nous vivons dans ce monde du multiple d’où surgissent les fables que nous créons, qui nous arrivent et nous entraînent juste là où nous ne voulons pas aller.
Pour mettre à l’épreuve ma foi en l’exactitude et satisfaire au désir d’imprécision, il me faut considérer chaque nuance comme une présence porteuse d’une atmosphère propre à susciter dans l’esprit la sensation de l’indéfini impossible d’imaginer vers laquelle pourtant sans cesse je tends.
Je place la musique à l’intérieur, tout autour et au-dessus de tout… je fais pour celui qui écoute.
Je vous écris sous une pluie ininterrompue d’images dont je ne distingue plus très bien la profondeur, le sens virtuel et les contrastes… une grande partie de ces nuées d’images se dissout immédiatement comme des rêves qui ne laissent aucune trace… ce qui ne se dissout pas c’est cette sensation libératrice cachée dans l’éparpillement lumineux d’un sacre invisible qui donne un sens à mes extases.
Je constate souvent dans mon travail, que la forme se perd, ce à quoi je tente d’opposer une certaine idée de l’enthousiasme, de l’analogie et de la dispersion… disperser, répandre ça et là, séparer, jongler avec des bulles de savon au-dessus du solarium, pour se mettre à l’abri d’un terrible fléau : la généralité.
Je peins, scribouille, écris, colle ou bricole, pas uniquement du point de vue de l’œil, mais plutôt sous l’influence d’une sensibilité à l’état de matière première, dans un désordre incomparable de probabilités mentales qui se combinent, qui se consument sous le joug du hasard qui les fixe dans une multitude de mises en scène, au grès des mouvements de l’âme… face au vent je soupire… en attendant que tout s’effondre… quelque chose en moi me regarde fixement… le souvenir d’un souvenir… with psyché my soul, je crains de ne pouvoir plus rêver à autre chose.
Je suis une petite sentinelle avec un cœur rouge, qui monte la garde et traîne hors des poussières envenimées infinitésimales, sur des lignes enthousiastes que la lumière trace, dans un silence bleu transpercé d’indifférence.
Je remercie le ciel de pas être un oeuf !

Je jongle avec des bulles de savon au dessus du solarium.
Cent instants divins n’ont pas suffit à me construire. Impressions puissantes ou furtives, harmonies sensibles ou unions mystiques.
Je participe à un autre monde, ailleurs où les sons purs, les paroles et les actes se répondent…demandant des miracles en observant, en écoutant, en approuvant parfois d’un murmure, d’un hochement de tête, une patience exemplaire, un enchaînement arbitraire ou des coups de hasard.
Je suis une rencontre exceptionnelle, naît d’un désordre d’images, fait de déchirures, de tâches, de jeux, de faiblesses, de bonheurs, de comètes et d’accidents favorables.
Je suis un petit kamikaze à paillettes.
Etreignant certaines vues et risquant dans l’effort de raturer encore certains mots qui continuent chez moi à hanter la survivance d’un coeur qui, en raison de certaines lois non satisfaites, se refuse à voir, j’attends. L’oeil lucide. Confronté au concept d’un horizon violet, que se dissipe l’incomparable maléfice insinué dans l’air que je goûte.
Le sens des extases se cache dans l’éparpillement.

Andres Alvarez
Ps : Ecoutez…est ce que vous entendez ?